Les artistes peintres francophones vous attendent à
galerie art, artiste peintre, andre julien, galerie virtuelle, gallerie art, artiste, art

 

Vous aimez l'art, retrouvez le monde de l'artiste peintre, de la peinture et de galerie d'art en vous rendant à la boutique des envies qui propose le travail d'artiste peintre et l'art tout simplement. Cette galerie d'art vous emmène dans un voyage artistique. galerie d'art pour artiste peintre et amateur d'art.

 

 

 

 

 

Seule au monde

 

La violence conjugale est à mon avis, l'une des pires choses à vivre pour celui,

mais généralement celle, qui en est victime.

Aussi, pour ce texte, je m'adresserai aux femmes et en particulier à ma défunte mère,

une femme battue durant vingt quelques années, je ne me souviens plus,

la première étant de trop de toute façon.

 

Il y a des images qui reviennent souvent dans mon esprit,

jaillissant de mon coeur comme une vomissure insoutenable.

Je me rappelle ma mère entrain de pleurer, des heures, des jours entiers.

Je la revois encore aussi se tordre de douleurs et supplier mon père de cesser

de la frapper.  Ces images quand j'avais quatre ou cinq ans ont fait de moi un être

pas comme les autres.

Je n'étais pas un enfant comme les autres, non du tout.  Ni mes trois soeurs, ni mes deux frères.

Je me souviens de moi jouant sur la rue ou dans les ruelles de Montréal comme d'un enfant

qui avait au coeur une torsion constante.   J'arrivais à m'amuser avec mes amis mais mon coeur

était toujours à la maison, vers ma mère qui me baignait de ses larmes chaque matin

que je partais pour l'école.  Souvent je refusais de m'éloigner de la maison parce que je savais

que mon père n'était pas revenu de travailler.

 

Quand il n'était pas là pour le souper, nous étions tous apeuré mes soeurs, mes frères et moi.

Nous savions qu'il était aller boire et tremblant de peur nous regardions notre mère inquiète.

Elle se dépêchait à nous donnez notre bain et elle nous suppliait d'être tranquille à son retour.

Pour un rien, mon père pouvait tout casser dans la maison et pour un rien il pouvait être

l'homme le plus gentil du monde parfois, même saoûl.

À ce moment là ma mère essayait tant bien que mal de ne pas le contrarier.

Il arrivait parfois que nous arrivions à nous coucher dans le bonheur.  Un court bonheur d'un soir

où mon père n'avait plonger personne dans le noir, mais ces moments là était rare et très distant.

Nous étions six enfants dans une seule chambre de huit pieds par dix pieds, six à coucher

dans deux lits et à n'avoir de vêtements que ce que les soeurs du St-Nom-de-Jésus-Marie

voulaient bien nous donner.

Je me souviens de chaque soir où cacher derrière la porte de cette chambre,

ou dessous un des deux lits, j'entendais mon père injurié et frappé ma mère jusqu`à

ce que bien souvent nos cris et nos pleurs le fasse s'arrêter.  C'était horrible pour moi,

et pour les autres aussi.  Aujourd`hui, j'en tremble encore et quand je repense à tout celà,

çà me dégoûte, ce n'est pas facile la vie.

Jamais facile et tous et chacun traînons sur notre coeur des blessures qui ne guérirons jamais.

Souvent, elles sont enfouies bien loin mais un jour ou l'autre elles refond surface,

aussi douloureuse qu'autrefois.

Chaque fois que je vois à la télé , sur le net ou ailleurs de la violence conjugale

tout me réapparaît.

Mes souvenirs sont parfois si douloureux que je voudrais hurler, souvent pour un rien

je suis perdu dans mes pensées et je me morfond dans le mystère comme quand j'étais enfant.

C'est ca les traces qui a été laissé sur mon âme.  Mon " MOI " a été brisé très jeune et

je n`en guérirai jamais je crois.

 

 

Mon mariage n'est pas pire que les autres je crois, nous avons eu nos difficultés

mon épouse et moi, mais nous avons réussi à passer au travers, sans violence car je ne

supporterai jamais toute forme de violence envers les femmes.

Mes enfants, mon fils et ma fille ont reçu de nous une bonne éducation et nous en sommes

très fiers Sylvie et moi.

Alors , je terminerai cette brève pause sur ma vie en ayant une pensée chaleureuse pour

toutes ces femmes victime de conjoint violent.

Souvent, ces femmes se sentent seule au monde, tristement envahi par la solitude d'un

épouvantable drame.  Parlez-en !!!

Ne gardez pas dans votre coeur de si lourdes douleurs, parlez-en à vos amis (es) et à vos

proches....ne cachez pas vos ecchymoses et votre peine, laisser sortir de vous

ce qui vous reste d'identité.  Dans chaque mère ou femme battue, il y a un trésor que Dieu

a caché, un espèce de coffre rempli de sensibilité et de bonté.

Une immense capacité d'aimer, d'aimer ses enfants d'un amour inconditionnel, quoiqu'il advienne.

 

 

La beauté d'une femme n'est pas selon moi dans les vêtements qu`elle porte,

non plus dans ses bijoux ou la luxure, ni dans la façon de se coiffer et de se maquiller.

C'est dans ses yeux je pense.

Les yeux, c'est la porte d'entrée du coeur....on y voit le reflet de l'âme et là est toute la beauté.

C'est par cette porte que les pleurs laissent des traces sous forme de peine.

Par là, aussi que chaque bonheur creuse des rides d'amour.

C'est sur les yeux d'une femme que les épaules s'appuient pour porter le fardeau de la violence

conjugale.

Jamais mesdames, au grand jamais ne laisser personne vous dénigrez, vous êtes toutes

des merveilles de la vie ne vous attardez point devant un miroir qui ment.

N'écoutez rien de ce qu'il vous dit car la beauté et la jeunesse est dans vos yeux,

dans votre regard et sur votre coeur.   La vie vaut la peine d'être vécue, sans un conjoint

violent qui brisera en vous et en vos enfants " l'espoir ". Partez.

Éloignez de vous ce qui vous brime et vous brise le coeur.  Demandez de l'aide et vous ne

serez jamais seule, comme ma mère, seule au monde.

Les vrais amis sont ceux qui viendront vers vous pendant que les autres s'éloigneront.

Prenez votre vie en main.

Celle de vos enfants aussi.

Vous méritez d'être heureuse,

parce que vous êtes merveilleuse.

 André Julien

2002

 

 

Chaques images et textes de ce site en tant

qu'objet original de l'auteur est protégées par

la loi du 11 mars 1957 relative aux copies de documents.

En conséquences toutes représentations ou reproductions

intégrales ou partielles sans mon consentement,

André Julien,est illicite.

 Vous ne pouvez en aucun cas reproduire de textes ou d'images

sans au préalable m'en demander l'autorisation.

ddjulien@hotmail.com

http://www.andrejulien.net